Jean-Louis Bianco | Secrétaire général de l'Elysée (1982-1991) | Plaidoyer pour l'intégration
Dans cet entretien vidéo exclusif accordé à Michel Didier en 2020, Jean-Louis Bianco développe sa vision de l’histoire de la politique de la ville en s’appuyant sur son expérience exceptionnelle de haut-fonctionnaire, d’élu et de ministre. Il revient sur ses premiers engagements dans les années 1970 au sein des Groupes d’action municipale (GAM). Il évoque ensuite la démarche Habitat et vie sociale (HVS) comme matrice des méthodes de la politique de la ville. Il souligne l’importance des trois rapports (Dubedout, Bonnemaison, Schwartz) rédigés suite à l’élection de François Mitterrand en mai 1981. Il explique la création d’un ministère de la Ville par la nécessité d’incarner la politique de la ville. Fidèle à l’esprit des GAM, Jean-Louis Bianco insiste sur la participation des habitants. Enfin, il précise sa conception de la laïcité et de l’intégration des personnes issues de l’immigration qui passe, selon lui, par la lutte contre les discriminations, des politiques de mixité et un changement d’image des quartiers populaires.
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Dans cet entretien vidéo exclusif accordé à Michel Didier en 2020, Jean-Louis Bianco développe sa vision de l’histoire de la politique de la ville en s’appuyant sur son expérience exceptionnelle de haut-fonctionnaire, d’élu et de ministre. Il revient sur ses premiers engagements dans les années 1970 au sein des Groupes d’action municipale (GAM). Il évoque ensuite la démarche Habitat et vie sociale (HVS) comme matrice des méthodes de la politique de la ville. Il souligne l’importance des trois rapports (Dubedout, Bonnemaison, Schwartz) rédigés suite à l’élection de François Mitterrand en mai 1981. Il explique la création d’un ministère de la Ville par la nécessité d’incarner la politique de la ville. Fidèle à l’esprit des GAM, Jean-Louis Bianco insiste sur la participation des habitants. Enfin, il précise sa conception de la laïcité et de l’intégration des personnes issues de l’immigration qui passe, selon lui, par la lutte contre les discriminations, des politiques de mixité et un changement d’image des quartiers populaires.
QUI EST JEAN-LOUIS BIANCO ?
Jean-Louis Bianco est un homme politique français, née le 12 janvier 1943 à Neuilly-sur-Seine (92). Après une scolarité au lycée Janson de Sailly dans le 16 e arrondissement de Paris, où il se lie d’amitié avec Jacques Attali, il étudie à l’Institut d’études politiques de Paris. Licencié ès sciences économiques et titulaire d’un diplôme d’ingénieur civil des Mines, il rentre à l’ENA en 1969 dont il sort en 1971 pour rejoindre le conseil d’État. Il y devient maître de requêtes en 1978, puis conseiller d’État en 1994.
Lors de ses premières années comme haut fonctionnaire, il dirige notamment la sous-direction de la Famille, de l’enfance et de la vie sociale à la direction de l’Action sociale du ministère de la Santé (1974-1978). En 1980, il co-signe un rapport sur l’aide sociale à l’enfance (rapport Bianco-Lamy) qui fera date. Il est appelé en 1981 à travailler auprès de François Mitterrand, président de la République, qui le nomme en 1982, à 39 ans, secrétaire général de l’Élysée. Il y reste 9 ans, ce qui constitue un record de longévité à ce poste. Il est ensuite successivement ministre des Affaires sociales et de l’Intégration en 1991 dans le gouvernement d’Edith Cresson, puis ministre de l’Équipement, du logement et des transports en 1992 dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. Il assure ensuite plusieurs mandats électifs jusqu’en 2012 comme maire de Digne-les- Bains (1995-2001), président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence (1998-2012) et député de ce département (1997-2012). Longtemps membre des instances dirigeantes du Parti socialiste, il a été co-directeur de la campagne de Ségolène Royal pour la présidentielle de 2007 et son conseiller spécial en 2014 à son arrivée au ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie. Le 5 avril 2013, il est nommé président de l’Observatoire de la laïcité et apporte son appui au plan de formation sur les valeurs de la République et la laïcité lancé par le CGET (Commissariat général à l’égalité des territoires). Il présidera l’Observatoire de la laïcité jusqu’à la suppression de cet organisme en avril 2021.
Jean-Louis Bianco est l’auteur de plusieurs ouvrages dont les deux derniers sont « Mes années avec Mitterrand » (éditions Fayard, 2015) et « La France est-elle laïque ? » (éditions de l’Atelier, 2016).
Antoine Loubière
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